Portraits des Auteurs

Richard Ali a Mutu

Directeur de la bibliothèque de Wallonie-Bruxelles, Richard Ali a dressé le bilan de la deuxième édition de la «Grande rentrée littéraire de Kinshasa», organisée du22 au 23 septembre 2017 au sein de son centre culturel. Gonflé à bloc dans son bureau, Richard Ali a étalé son satisfecit en déclarant « la Grande rentrée littéraire de Kinshasa est sur les bons rails après deux éditions totalement réussies. Elle est désormais inscrite dans les agendas des professionnels du livre en Rd-Congo et sera organisée chaque septembre », a-t-il déclaré

Ndaywel è Nziem

Isidore Ndaywel è Nziem est né à Ipamu en 1944 dans la province de Bandundu. Historien de formation, il préside la société des historiens congolais. Il enseigne l’histoire à la faculté des lettres et sciences humaines à l’Université de Kinshasa. Il a enseigné également à l’Université de Lubumbashi, à l’Université Marien-Ngouabi à Brazzaville (de 1977 à 1978) et à l’Université Laval du Québec (de 1984 à 1985).

En France, il a dirigé de 1993 à 1997, l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) puis travaillé comme chercheur au Centre d’études des mondes africains (CEMAF) de l’Université Paris I. En Belgique, il est membre correspondant de l’Académie royale des sciences d’outre-mer. Directeur général honoraire de la Bibliothèque nationale du Congo et directeur des langues et de l’écrit à l’agence intergouvernementale de la Francophonie (1999 à 2004), il a été le commissaire général du comité national d’organisation du XIVe Sommet de la Francophonie (Kinshasa, 11 et 12 octobre 2012)1,2.

En décembre 2017, réunis au sein du Comité des laïcs catholiques avec d’autres intellectuels congolais dont Jonas Tshiombela, Thierry Nlandu et Léonie Kandolo, Isidore Ndaywel è Nziem lance un appel à manifester contre le président Joseph Kabila qui essaie alors de se maintenir au pouvoir malgré le terme de son mandat. Cet appel intervient à la veille du 31 décembre 2017, coïncidant avec l’anniversaire de la signature de l’Accord dit de la Saint-Sylvestre, signé à Kinshasa le 31 décembre 2016. Plusieurs laïcs, abbés et fidèles catholiques répondent à l’appel. Le gouverneur de la ville de Kinshasa interdit ces manifestations. Les forces de sécurité sont déployées tôt dans la matinée du 31 décembre 2017 à travers la ville de Kinshasa. Les paroisses sont encerclées et les manifestants dispersés à l’aide de gaz lacrymogène et à balle réels. L’on dénombre au moins huit victimes. Isidore Ndaywel è Nziem entre alors en clandestinité après une rumeur faisant état de l’existence d’un mandat d’amener lancé contre lui et ses collègues du Comité des Laïcs Catholiques et il poursuit la mobilisation.

Zamenga Batukezanga

Zamenga Batukezanga est un écrivain et philanthrope congolais, né le 20 février 1933 et mort le 2 juin 2000 à Kinshasa. Il est principalement célèbre en République démocratique du Congo, grâce à ses œuvres traitant des thèmes ancrés dans la société congolaise.

Dans les années 1950, il fait ses études supérieures à Mangembo puis remporte en 1960, une bourse d’études qui lui permettra d’étudier à l’institut Supérieures des Sciences sociales appliquées à Mons et à L’Université libre de Bruxelles, en Belgique. Il ira ensuite faire une spécialisation à Manchester et en Afrique de L’ouest. De retour au Congoen 1965, il s’occupe d’abord des homes pour étudiants à L’Université de Kinshasa puis il est nommé Directeur des œuvres sociales estudiantines. En 1974, il rentre chez General Motors Zaïre comme cadre chargé des affaires sociales et relations extérieures. Mais en 1977, il quitte General Motors et décide d’ouvrir un centre pour la rééducation des jeunes handicapés physiques (Kikesa) qu’il dirigera jusqu’en 1981. Il est nommé en 1984, directeur général de la Société nationale des éditeurs, compositeurs et auteurs (SONECA).
 
Vers la fin des années 1980, il décide de tout quitter. Il ira même jusqu’à refuser un poste à L’Unesco en 1986, pour se consacrer entièrement à l’écriture et aux œuvres philanthropiques. Il passera les dernières années de sa vie dans sa région natale, au service des plus démunis. Il est décédé le 2 juin 2000 à Kinshasa21971: «Les hauts et les bas», éditions Saint Paul, Kinshasa, récit, 60 pages.
 
Les œuvres

1971: «Souvenir du village», éditions Okapi, Kinshasa, récit, 91 pages.1973: «Bandoki», éditions Saint Paul Afrique, Kinshasa, nouvelles, 87 pages.1974: «Carte postale», éditions Basenzi, Kinshasa, récit, 136 pages.1974: «Terre des ancêtres», éditions Basenzi, Kinshasa, récit, 125 pages.1975: «Village qui disparaît dans les promesses», éditions Presses Africaines, Kinshasa.1975: «Sept frères et une sœur», éditions Basenzi, Kinshasa, récit.1979: «Mille Kilomètres à pied», éditions Saint Paul Afrique, Kinshasa, récit, 102 pages.1979: «Les îles Soyo», éditions Zabat, Kinshasa, récit.1980: «Lettre d’Amérique», éditions Saint Paul Afrique, Kinshasa, récit.1982: «Un Croco à Luozi», éditions Saint Paul Afrique, Kinshasa, Conte.1983: «Chérie Basso», éditions Saint Paul Afrique, Kinshasa, récit.1984: «Le réfugié», éditions Edicva, Kinshasa, récit.Etc…….

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